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Le 23 octobre
au levé du soleil, au
large de Grenade, j'ai l'idée de mettre une ligne à
l'eau "juste pour voir".
Une demie heure plus
tard, petit bruit reconnaissable .... BZZZZZZZZZZ
... je serre le frein pour assurer le ferrage ...
BZZZZZZZZ ... je serre plus fort ... BZZZZZZZZ ...
je bloque (il y a déjà deux cents mètres de fil qui sont
partis) ... BZZZ ... BZZZ ... je souque à mort, la canne
est pliée en deux !!!
N'aurais-je pas pris
un casier ???
Je ralentis le bateau
et je commence à remonter ... ça saute à deux cents
mètres !!!!
Je continue assis sur
la jupe arrière la canne dans une chaussure entre les
cuisses (because les bijoux de famille) et ça dure ...
ça dure ... pas facile de tirer avec les doigts de pieds
arc-boutés sur le plastique.
Après vingt bonnes
minutes (va savoir, je n'ai pas de montre et puis c'est
pas le sujet !) je vois enfin le poisson qui a un espar
que je trouve bien grand et bien menaçant.
Je prends la gaffe
(pas Gaston mais le crochet qui sert à harponner le
poisson) et je m'aperçois qu'il n'est pas très facile de
tirer sur la canne, que j'ai dans la main gauche, pour
approcher le poisson à porter de gaffe, que je tiens de
la main droite ... et le bonhomme direz-vous ? Bonne
question ! Le bonhomme se tient au bateau par
l'intermédiaire de ses doigts de pieds courbés à 90
degrés dont les ongles (pas toujours bien coupés)
essayent de s'incruster dans le plastique pour
équilibrer la traction du poisson qui, lui, n'a pas
l'intention de monter à bord.
Vous imaginez la
scène ?
Après quelques "gaffages"
dignes cette fois de Gaston j'ai pu planter le croc dans
une partie de son anatomie....ouf !!!
Garder le mec à bord
et inviter le poisson dans le cockpit ... pas
évident au premier abord !!!
Et bien j'y suis
arrivé !!!
La preuve, vous
l'avez en image ci-dessous.
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